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Ancienne Résidence du Gouverneur du duché


Symbole ducal

Inscrite dans le périmètre de l’ancien Palais ducal (Hôtel de Ville) dont l’appellation lui fut étendue sous l’ancien Régime, la résidence du Gouverneur du duché remonte, dans sa partie la plus ancienne, au XVIIe siècle (côté Semois). Agrandie au fil du temps, son entrée n’a cependant pas bougé. Soulignée par deux piliers à refends en grand appareil sommés d’une sphère en amortissement, elle conduit à une petite cour où se concentre aujourd’hui tout le charme de cette entité architecturale classée, et ce, en dépit d’un visage hybride lié aux extensions successives opérées au XVIIIe siècle.
C’est en 1843, peu après la dispersion des biens ayant appartenu aux ducs de Bouillon (1840) que la Ville en devint la propriétaire.

L’installation du musée en 1951 ne modifiera pas la structure interne du bâtiment laissant ressentir encore de nos jours l’âme surannée de cet édifice à haute valeur patrimoniale. Il accueille aujourd’hui la collection historique du musée dont la vocation est de mieux faire connaître le XVIIIe siècle bouillonnais qui rayonna sur tout le continent européen grâce à sa posture éditoriale.

L’esprit de Paul Verlaine

L’histoire du bâtiment prendra cependant un certain relief dans la seconde moitié du XIXe siècle lorsque s’y installa le presbytère. L’abbé Xavier Delogne, homme cultivé et affable, y recevra régulièrement son cercle d’amis dont faisait partie le poète Paul Verlaine.

Voici un des souvenirs évoqués par le poète suite à un repas donné par l’abbé à l’ancienne résidence du gouverneur le 18 septembre 1863, à l’occasion de son installation comme doyen de la localité :

« Le curé, depuis je crois grand vicaire de Namur, avait un bien beau verger, où d’innombrables fruits, poires, pommes, noix, raisins et, en été, fraises, cerises, prunes, abricots (au vent, je vous en réponds) étaient très bons … et très courus.

Mais les truites de la Semoy !

Les truites ! Que la révérence m’empêchera, cette fois, de qualifier de divines, mais qu’un respect attendri non moins que rétrospectif et qu’une reconnaissance un peu profane peut-être, dans le cas, ne m’empêchera, mordieu pas ! De magnifier de cléricales, les truites de la semoy, dignifiables même de saumonnées, consommées en toute dilection, en compagnie des bons collègues de ce bon curé, ô les truites de la Semoy !

Je m’en souviens d’autant plus et, pour en revenir au sérieux dû d’autant mieux que quelque chose de cordial se mêle à ces fumets gastronomiques. Quelque chose de cordial, d’intellectuel aussi, et de mieux encore ».

Paul Verlaine



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